Références et plaisirs associés 

La femme ronde représente, dit-on en psychologie, la mère. On sait que le sein maternel est plein de lait, que même une maigre prend du poids pendant sa grossesse – comme son nom l’indique. Grosse d’un enfant à naître, certes, mais aussi de kilos adventices. L’homme pourrait donc retrouver cette plénitude maternelle en choisissant les femmes rondes.



Une seconde explication nous paraît plus intéressante, et non antinomique avec la première: la rondeur serait une preuve de sensualité. On y associerait le goût pour la bonne chère, et à ce goût pour la bonne chère celui d’autres plaisirs sensuels, dont l’amour. La femme ronde est signe d’appétit, de joie et d’érotisme. A l’inverse, ne dit-on pas que quelqu’un qui maigrit qu’il « dépérit » ? Inutile de dire que cette appétence pour les femmes rondes se heurte souvent aux femmes elles-mêmes, qui veulent être « présentables », disent-elles, en maillot de bain, ou «continuer à entrer dans leurs vêtements ». D’autres, en revanche, aiment leurs rondeurs ou les revendiquent. Quoi qu’il en soit, la religion d’un grand nombre d’hommes est faite.
Photos © nouvelles tentations
© nouvellestentations.com
Page 3 : Le goût des femmes rondes - Beauté des rondeurs Beauté des rondeurs 

Il n’y a pas que les seins ou les fesses, mais le ventre, les épaules, le dos, les cuisses, les mollets, tout, qui plaisent aux hommes amoureux des femmes rondes. Celles-ci ne sont pas que des femmes aux gros seins (elles peuvent d’ailleurs les avoir d’une taille modeste), ou au gros fessiers, ce sont des femmes dont les rondeurs se répartissent sur tout le corps. L’esthétisme de la courbe est satisfaite dans sa globalité.


L’amoureux des rondes aime l’ensemble, et le détail. Parfois, le sexe disparaît entre la graisse des cuisses. Certes. Le sexe caché ainsi n’en est, disent certains, que plus tentant. Et quel bonheur d’écarter les jambes de la femme pour découvrir le temple désiré…
Photos © nouvelles tentations
© nouvellestentations.com
Page 4 : Le goût des femmes rondes - Rondes au litRondes au lit 

Sexuellement, l’homme amoureux des rondes aime étreindre de la chair. Certains même utilisent le terme «édredon » pour qualifier, peut-être un peu irrespectueusement, la femme qu’ils ont entre les bras. L’étreinte contre les chairs. Une des positions préférées est celle de la levrette, qui offre le dos large, les fesses généreuses, au regard et à la main de l’officiant.





Pour le reste, on dit que les rondes adorent sucer et s’y connaissent fort bien en matière de fellation, car quelques positions amoureuses leur seraient difficiles à adopter. Pour pallier ces manques, elles compenseraient par une technique buccale irréprochable. Enfin, certains hommes aiment les femmes rondes pour expérimenter quelques figures extrêmes. La femme devient alors une sorte de géante ou énorme dominatrice, que ce soit par étouffement – l’homme au-dessous pratique un cunnilinctus - ou par écrasement - la femme s’empale sur l’homme et le chevauche.
Photos © nouvelles tentations
© nouvellestentations.com
Page 5 : Le goût des femmes rondes - Rondes, ou simplement sublimes ? Rondes,
ou
simplement sublimes ?


Les peintres mettent sur la toile les morphologies de leur époque. Certains affichent quand même leurs penchants personnels. Rubens, par exemple, dépasse à notre avis la simple reproduction de la plantureuse batave. Et Renoir, et Maillol ? Tous ces peintres, ces sculpteurs de génie transcendent la rondeur pour en offrir une forme purement sublime.


Le cinéma, aussi, a magnifié les rondeurs. Les exemples ne manquent pas (
voir aussi notre article citant Fellini) . Choisissons-en un, très parlant : Andrea Ferréol dans « la Grande Bouffe » de Marco Ferreri, parce que les plaisirs de la chair et de la chère sont mélangés, avant que Thanatos ne s’invite au festin. Les rondes mythiques traversent l’histoire du cinéma, telles des comètes à la large traîne : Anita Ekberg, Sylvana Pampanini, Jayne Mansfield, et aujourd’hui, Monica Bellucci, qui raconte qu’elle n’a pas défilé pour des couturiers parce qu’elle était rangée parmi les « rondes ». Où va se nicher le manque de goût, quand même !




Pour finir, citons deux dessinateurs chez qui la femme est obligatoirement ronde, voire massive, et traite son homme comme un nain soumis ou terrifié. Albert Dubout, bien sûr, dont on sait qu’il a épousé Suzanne Ballivet, elle-même illustratrice de Sacher-Masoch, et le dessinateur japonais Namio Harukawa, dont les femmes potelées aiment s’asseoir sur de pauvres petits hommes qui n’en peuvent mais – et en redemandent peut-être.
Photos DR
© nouvellestentations.comA lire, un article sur
Namio Harukawa dans le Web magazine Idées Libertines.