






D’ailleurs, loin de le contourner, nous y faisons de fréquentes visites. 


Ce film existe en deux versions (l’une soft, mais déjà scandaleuse pour l’époque), l’autre en version intégrale, c’est-à-dire augmentée de scènes pornographiques d’une perversité rarement atteinte au cinéma, tournées par Bob Guccione, créateur de Penthouse. Non seulement le film lui-même, l’histoire de Caligula, de sa folie et de l’amour qu’il porte à sa soeur Drusilla, est remarquable par sa beauté et par le jeu des comédiens (Malcolm McDowell, Peter O’Toole, Sir John Gielgud et Helen Mirren, qui joue une souveraine fort différente de la Queen avec son thé et ses scones), mais les ajouts classés X sont dans la même veine et la même qualité. Evidemment, le budget du film équivalait sans doute à une bonne cinquantaine de films X habituels. Avouons quand même que l’argent a été fort bien utilisé.
Une porte que nous poussons avec grand plaisir. Car, s’il ne fallait voir qu’un film X – c’est-à-dire représentant l’industrie du film X - , ce serait celui-là. 

Filmé par les frères Mitchell, sorti en 1972, interprété par Marilyn Chambers, il mêle l’onirisme au sexe cru, la métaphore de la domination masculine (le film est l’histoire d’un viol rituel) à l’impossibilité pour l’homme de posséder véritablement la Femme. Succession de scènes qualifiées aujourd’hui d’anthologie, le film déroule un cérémonial orgiaque qu’on pourrait comparer, de manière certes un peu osée, à la fête libertine d’Eyes wide Shut (de Stanley Kubrick, au demeurant l’un des plus grands réalisateurs qui fût) au détriment de celle-ci. Et puis, la qualité médiocre de la copie, loin de rendre la vision indigeste, accroît le trouble qu’on ressent...

Il vaut par son climat d’érotisme non exempt d’humour, une bonne mise en scène et la beauté dévoilée de Laura Antonelli, dont on ne se lasse pas. Nous consacrerons un jour un petit dossier à la belle Laura, hélas physiquement abîmée après une opération de chirurgie esthétique.
Ce film érotique (quelques scènes pornographiques) ne vous est pas inconnu. Il ne l’est pas pour nous non plus, même si l’on n’est pas obligé de partager tous les fantasmes évoqués ici. Surtout celui de la fin. L’amour fou à la japonaise, c’est-à-dire le long cheminement d’un désir sexuel de plus en plus exacerbé, jusqu’à la preuve de fidélité absolue : la castration.

Avec la sublime Guinevere Turner, une icône lesbienne (Go fish), et le non moins magnifique Christien Anholt (Flyboys).
Quand la grande prêtresse d’un club fétichiste londonien se trouve aux prises avec l’ordre moral. Un député lance entre ses pattes un jeune espion chargé de dresser le portrait à charge du club pour que celui-ci ferme ses portes. Ce sera plutôt l’espion qui se fera dresser, et pas seulement le portrait. Tout est parfait dans ce film. Les comédiens, le scénario second degré, les dialogues empreints de l’humour britannique, l’érotisme luxueux, la photographie et les décors. Une heure trente-cinq de sourire, d’excitation et de bonheur. 










