Liquide pré-éjaculatoire, sécrétions vaginales, les hommes comme les femmes sécrètent des lubrifiants naturels. Nécessaire à la pénétration, utile pour atténuer le frottement, la lubrification naturelle est parfois insuffisante. Mais avant d'aborder les problèmes, ainsi que les remèdes et palliatifs, faisons le point sur les sécrétions sexuelles.


Le processus commence dans le cerveau. Lors d'une excitation sexuelle, que sa perception soit consciente ou non, cette extraordinaire masse nerveuse, contenue dans le crâne de l'homme aussi bien que de la femme,

envoie un message aux zones génitales déclanchant diverses modifications physiologiques, dont la lubrification. Chez l'homme, ce sont les
glandes de Cowper et les glandes de l'urètre qui la produisent. De quantité variable selon les sujets et la période, la lubrification masculine présente un aspect transparent, filant et glissant – ce qui est judicieux, vu sa fonction. Chez
la femme, la lubrification est essentiellement vaginale. Elle provient du sérum sanguin des nombreux vaisseaux qui tapissent la paroi vaginale par un phénomène de transsudation. Les sécrétions produites par les glandes de Skène sont minimes. Les deux glandes de Bartholin (10 à 15 mm de longueur, 8mm de hauteur, 5 mm d'épaisseur – situées de part et d'autre de la partie postérieure de l'orifice vaginal inférieur), reliées par des canaux excréteurs (10mm de longueur, 2 mm de largeur) diffusent par deux orifices placés dans le sillon nympho-hyménal une sécrétion incolore et très glissante qui permet de lubrifier le vestibule du
vagin . Quand tout va bien, ces lubrifications sont généralement suffisantes. Il existe cependant des circonstances qui peuvent demander un complément. L'utilisation de préservatifs, de sextoys, la sodomie (l'anus ne lubrifie pas naturellement), une étreinte inopinée et précipitée, voire une frénésie sexuelle susceptible d'entraîner une surchauffe des muqueuses…
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Les manques,
absences
de
lubrifications
et
leurs causes
Il est à noter que cette carence est surtout rapportée et décrite chez les femmes.
L'explication psychologique ne doit pas être négligée : absence de libido, extrême pudeur, appréhension lors d'un premier rapport, crainte de ne pas assurer, défaut de préliminaires ou le stress suffisent bien souvent à bloquer le processus de la lubrification. La propension à atteindre ou non l'orgasme n'influe pas s'il y a du désir et du plaisir pendant le coït. Ensuite, il faut prendre en compte les causes physiologiques. Les infections locales (mycoses, douche vaginale qui en perturbe la flore naturelle), certains médicaments (antidépresseurs), traitements anti-contraceptifs (certaines pilules minidosées), problèmes hormonaux (post-accouchement ou ménopause), le tabagisme sont des facteurs avérés de sécheresse vaginale. Pour traiter ces problèmes, il est recommandé (voire impératif, cf. les infections) de consulter. L'utilisation de préservatifs : on ne peut pas à proprement parler de problème dans ce cas, mais il y a bien insuffisance, la lubrification masculine étant retenue à l'intérieur du condom et la matière de l'étui pénien étant plus agressive (risque d'échauffements accrus) pour les muqueuses féminines que le sexe masculin.
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Les palliatifs

Oubliez la vaseline qui n'est pas idéale pour la muqueuse et la flore vaginales, totalement prohibée pour l'utilisation des préservatifs qu'elle détériore, vraiment trop grasse et épaisse. Même conseil pour les laits hydratants, huiles de massage et alimentaires, autres beurres et crèmes…
La salive
Si vous êtes pris au dépourvu, un filet de salive appliqué amoureusement fait fort bien l'affaire. Sensualité garantie, la lubrification participant alors des préliminaires. Si cela vous répugne ou que vous craignez d'être déshydraté avant d'avoir obtenu le résultat escompté, il existe des gels.
Les gels lubrifiants
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Durex Sensilube).
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