Ces derniers temps, Nouvelles Tentations traite beaucoup les sujets acrobatiques: au propre, avec les suspensions, comme au figuré, avec le candaulisme. Nous abordons le candaulisme inversé, qui désigne une situation dans laquelle la femme regarde son compagnon faire l’amour, soit parce qu’elle aime souffrir les mille morts de la jalousie, soit parce qu’elle aime tout court cette figure amoureuse. Pourquoi les femmes n’auraient-elles pas les mêmes perversions que leur partenaire mâle, et pourquoi celui-ci refuserait-il de les satisfaire ?



Deux mécanismes psychologiques président à ce « voyeurisme » : soit la femme aime souffrir et se trouver dans la position de la femme trompée – du « cuckolding » féminin, en quelque sorte. Le couple sous les yeux de la compagne prend du plaisir sans prêter la moindre attention à la compagne en question, à moins que l’homme ou la femme se moquent d’elle, voire l’insultent. Attention : en ce cas, ce n’est pas de la domination masculine, puisque cette « scène issue du fantasme» est voulue par l’élément féminin du couple. Evidemment, l’homme y prend du plaisir, et c’est ce plaisir qui donne celui (mêlé de souffrance) de la compagne trompée. L’autre volet est celui de la femme qui aime, sans souffrir, voir son homme faire l’amour à une autre. Elle dirige, en quelque sorte, et finit – ou non – par se mêler au trio. De même, à l’inverse de l’homme qui aime bien voir sa femme avec une autre, certaines femmes rêvent – et quelques-unes parviennent à leurs fins – voir leur compagnon ou mari dans des étreintes homosexuelles. 






