INTERVIEW / SEXUALITÉ

  Couple switch : Etienne & Carole B...

 
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/Image/img_interview/etienne_carole/carole.jpgCarole est enseignante, Etienne producteur de films industriels (prénoms changés, évidemment). Nous les connaissons depuis quelques années. Ils sont mariés depuis plus de huit ans. C’est en parlant au cours d’un repas de l’affaire Max Mosley (et qu’ils appelaient "son petit théâtre de la cruauté") et quand ils se sont rendu compte que, pour des raisons un peu différentes, nous avions le même avis qu’eux sur cette histoire, qu’ils nous ont avoué leur type de sexualité. Nous sommes convenus d’un entretien. Ils ont accepté. Nous les en remercions. Ils nous donnent ici leur version de ce que le couple appelle leur "petit théâtre de la cruauté". Pris par notes en face-à-face, et revu par eux.

Nouvelles tentations :

Quel est votre "petit théâtre de la cruauté" ?

Etienne :
Le plaisir de se soumettre mutuellement, entre nous deux exclusivement. Lors de séances ou de soirées à la maison.
Carole :
Ou de journées, d’ailleurs.

Nouvelles tentations :
Vous dites "entre vous deux exclusivement". Pourquoi ?

Etienne :
Oh, je ne saurais être soumis à une femme de rencontre ou à une professionnelle, (sauf si ma femme l’exigeait, et que ce soit en sa présence). 
Carole :
Je ne peux être un objet qu’entre ses mains. Il y a aussi l’amour qui entre en jeu…

Nouvelles tentations :

Est-ce votre seule manière de pratiquer la sexualité ?

Carole :
Non. Mais même si nous avons d’autres plaisirs sexuels, celui-là m’est précieux ! (elle rit) C’est notre pièce favorite.

Nouvelles tentations :
Qui décide de jouer ?

Etienne :
C’est toujours la grande question. Au début, la seule inconnue était pour moi de savoir si ma femme, dont la nature est plutôt soumise, avait les mêmes envies aux mêmes moments que moi, et avec la même intensité. On a résolu le problème de la manière suivante. On sait quand nous avons envie de "jouer". Et quand nous ressentons tous le deux ce même désir, soit nous parlons du rôle que chacun a envie de prendre, soit nous laissons faire les choses....

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/Image/img_interview/etienne_carole/carole.jpgNouvelles tentations :
A quelle fréquence jouez-vous ?

Carole :
C’est variable…
Etienne :
Au début, on avait un peu peur que cette perversion ne prenne une place exorbitante dans notre esprit. On a même cru que cette perversion pourrait nous manger aussi le cœur – les sentiments.
Carole :
Et sur les sentiments, leur traduction dans l’amour physique, je ne suis pas certaine qu’ils se transmettent mieux par les étreintes dites classiques. Ils se transmettent différemment, d’une manière évidente, par des codes très clairs. Je te caresse, puisque je t’aime. Il est plus difficile de dire : je te fouette puisque je t’aime. Ou bien : je me fais fouetter puisque je t’aime. Pourtant, c’est notre cas. Je finis par trouver plus beau, plus amoureux et plus absolu, de montrer son amour par des gestes originaux que par des gestes que tant de gens font mécaniquement. Et puis, la sexualité est plaisir, jouissance, ivresse. Quels que soient les moyens pour atteindre ces nirvanas, ils doivent être les plus efficaces possibles.

Nouvelles tentations :
Quel rapport avec la fréquence ?

Etienne :
Je crois que de nombreux pervers se trouve confrontés à cette idée : et si je me résumais (pire : réduisais) à ça ? Cette idée ne s’applique pas à nous. Cela tient sans doute à notre "manière d'être pervers". On suppose qu’il en existe plusieurs, et c’est cela qui nous fascine. Notre perversion est intense mais limitée. C’est un jeu ! Il est limité dans le temps et dans l’espace, à la fois physique et social.
Carole :
On peut déborder, mais c’est rare. Les seuls débordements spatiaux que nous connaissions, c’est quand Etienne me harnache sous mes vêtements, pinces aux seins, boules de geishas, etc. Et je vais faire des courses, ou je vais chez le dentiste…
Etienne :
Pas chez le médecin. (Ils rient) Une fois, elle m’a ligoté la bite et marqué à la cire, pour que je me rende à un déjeuner d’amis. J’étais moins concentré pendant ce repas, mais cela n’avait pas d’importance. C’était formidable. Je sentais ma queue, et des fantasmes me traversaient l’esprit. Je savais aussi que ma femme pensait à moi, de manière inavouable.
Carole :
Donc, la fréquence. Même si j’ai envie que ces jeux se produisent le plus souvent possible, je sais que je ne pourrais pas y jouer tous les jours. Ou alors de manière très symbolique, légère. C’est ce que nous faisons. Vous savez, il y a toute une gamme dans les jeux de soumission-domination, comme dans tous les jeux sexuels. Que ce soit l’homme ou la femme qui dirigent. Moi, par exemple, le plaisir que je ressens peut être simple et symbolique : servir nue, même être nue, tout simplement, devant lui. Ou plus compliqué et plus sauvage. Il peut être multiple : sexuel, par pénétration, branlette ou cunnilingus,  ou « masochiste », fouet, fessées, morsures, pinces, ce que vous voulez – et prendre en compte la jouissance de mon mec et non la mienne. C’est à lui de décider. Si on fait l’amour « normalement » - quelle expression horrible- il peut me claquer une fois la fesse. C’est à la fois symbolique, léger, et ça me rappelle mon rôle de soumise. Ca m’excite, mais nous n’en faisons pas plus cette fois-là. Enfin, parfois, ça dérape. Pour répondre vraiment à la question de la fréquence, je dirais que les vraies séances – là encore, il y a séance et séance – , c’est trois ou quatre fois par mois, environ.

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/Image/img_interview/etienne_carole/carole.jpgNouvelles tentations :
Ce n’est pas mal, non ?

Etienne :
Ce n’est pas "si" mal.

Nouvelles tentations :
Etienne, vous avez dit que c’était votre femme qui était à l’origine de ça. Et que vous alliez me l’expliquer aussi.

Etienne :
Bien sûr, parce que ça m’amuse toujours d’y repenser. Est-ce un trait de l’esprit délicieusement pervers des femmes ou de la mienne en particulier ? C’est bien elle qui, en général, suggère ou provoque les situations sexuelles. Que ce soit par ses gestes ou par les fantasmes qu’elle me livre.  Nous avons commencé à jouer à ce jeu-là par hasard.  Au lit, un soir, elle était sur le dos, et elle a mis ses mains au-dessus de sa tête, l’une sur l’autre, comme si elle était attachée. Elle m’a murmuré : fais de moi ce que tu veux… Tout s’est enchaîné, si je puis dire, naturellement.

Nouvelles tentations :
Et l’inverse ?

Carole :
Je voulais voir ce que ça donnait d’être dominatrice, et de voir Etienne dans la situation du soumis. J’ai vu…

Nouvelles tentations :
Vous n’avez pas peur d’aller trop loin ?

Carole
:
Nous avons l’un dans l’autre une confiance absolue. Dans ce type de jeu, c’est la règle d’or. Ne jouez pas à cela si vous n’avez pas confiance. Ca veut dire aussi : ne jouez pas si vous ne vous aimez pas. Après, le maître ou la maîtresse peut aller aussi loin qu’il ou elle veut, puisque la limite est là, sous ses yeux, prête à faire savoir qu’elle est atteinte.

Nouvelles tentations :
Comment décririez-vous le plaisir de la soumission ?

Carole :
Il y a le corps, et l’esprit. L’esprit est surpris. Voilà. Je me surprends toujours à être esclave. Est-ce moi ? Est-ce bien moi, à quatre pattes, fouettée, mains attachées? La surprise elle-même est la première jouissance. Celui qui ne la connaît pas ne sait pas ce qu’il perd. Pour généraliser, celui qui ne connaît pas la mise à nu de son être pervers ignore le vrai plaisir. Admettre que c’est bien moi est la seconde jouissance.
Etienne :
Il faut également admettre que sa partenaire est bien la femme que vous aimez. Dans les moments où je lui suis "soumis", je m’en remets à notre perversion commune et partagée. Si cette perversion n’était ni commune ni partagée, ma femme me mépriserait, ou je la dégoûterais. De même, si elle m’avait demandé d’être son esclave sans que cela soit dans mes goûts, je l’aurais méprisée ou elle m’aurait dégoûté.

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/Image/img_interview/etienne_carole/carole.jpgNouvelles tentations :
Vous devinez ce qui  se passe dans sa tête de l’autre?

Carole :
On se l’est raconté. Je suis moi, sa femme, entre ses mains à lui. C’est tout.

Nouvelles tentations :
Etienne, la domination – sexuelle, s’entend- d’une femme sur un homme- est souvent liée au côté féminin, voire à l’homosexualité latente…

Etienne :
Là encore, tout dépend du bonhomme ! Je n’ai jamais eu d’attirance sexuelle pour un homme, bien que je n’aie ni hostilité ni dégoût vis-à-vis de l’homosexualité. De plus, je n’aime pas être en tenue de femme ou féminisé. Je suis un chien, pas une chienne. (il rit) Je n’en tire aucune gloire, c’est comme ça. Et les séances de domination n’entament jamais ma "virilité". Je dirais même qu’elles l’exacerbent, parce que ma femme joue avec mes attributs masculins...
Carole :
Ca, c’est vrai que je ne me gêne pas…

Nouvelles tentations :
L’amour anal pour un homme n’est donc pas pour vous réservé aux homosexuels ?

Carole :
Ah, non, quelle idée ! Le cul, tous les hommes en ont un. Ils ont même une prostate, qui permet d’augmenter la jouissance. La bite et la prostate.
Etienne :
Les femmes ont un vagin et un clitoris. Est-ce qu’une femme clitoridienne se sent moins féminine ?

Nouvelles tentations :
Revenons au plaisir d’être dominé.

Carole :
Oui. L’esprit, d’abord. Mon esprit, donc, ressent un plaisir totalement immoral quand il a conscience que je suis dans une position obscène, dictée par mon mec. Mon corps est en attente. Il espère. Il ignore ce qui va venir. Et, quand par exemple le premier coup de fouet, la morsure, l’introduction du gode se produisent, l’esprit s’arrête. Il laisse place à la sensation. Il est lui aussi ligoté. Soumis. On appelle ça le "subspace", je crois…
Etienne :
L’esprit peut ressentir des jouissances faites exprès pour lui, dans certaines séances où les ordres et les regards et l’attitude du maître ou de la maîtresse comptent plus que le geste. Le corps est réduit au rôle de courroie de transmission.

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/Image/img_interview/etienne_carole/carole.jpgNouvelles tentations :
Des exemples ?

Carole :
Dites, vous ne demandez pas ça pour vous exciter ?

Nouvelles tentations :
Faut voir.

Carole :
Je vous en ai déjà donné un. Servir nue. Il ne me touche pas, il me regarde. Il me désire… Et puis, il y a le corps. Ce qu’on appelle l’accroissement sensoriel. En tout cas, le corps est soumis – dans tous les sens du terme – aux caresses et aux attouchements divers. Il y a d’abord une question de réceptivité. Mon corps est très réceptif, partout.
Etienne :
Ma femme a une peau, des doigts, une bouche et une technique qui me rendent fou. Je crois qu’une alchimie entre les deux corps est nécessaire. Elle est nécessaire dans les rapports normaux, et encore plus dans ce type de jeux. Quand vous êtes soumis, votre corps tout entier "s’en remet" au corps de l’autre.

Nouvelles tentations :
Vous définiriez vous comme masochiste ?

Carole :
Ah, ces étiquettes ! Disons que j’aime quand mon mec me "châtie" ou s’amuse un peu méchamment avec mon corps, mais ma tolérance à la douleur est assez faible.
Etienne :
Moi pareil. En tout cas, si cette douleur est trop forte – et ma femme sait exactement où s’arrêter – elle va à l’encontre de mon plaisir.

Nouvelles tentations :

Le plaisir. Vous prenez tous les deux du plaisir, à chaque fois ?

Carole :
Oui. Du plaisir pendant, et nous allons toujours jusqu’à l’orgasme.

Nouvelles tentations :
Merci, Carole, merci, Etienne.

Etienne :
C’est nous qui vous remercions. On n’a jamais parlé de ça en dehors de notre couple.
Carole :
Oui, c’était très agréable et instructif. Pour nous en tout cas…
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