
Une autre composante de la DS dans son aspect cérébral est l'espace-temps. Encore plus que dans l'amour vanille, le temps compte de manière assez élaborée : il est souvent question (
voir la fameuse check-list, dans notre dossier ) de rétention, d'orgasme retardé voire interdit, de "mise à disposition", d'attente. Si le meilleur moment de l'amour est quand on monte l'escalier, disait Clémenceau, alors les adeptes de la DS approuvent cet aphorisme.

La personne dominante aime jouer avec le temps, et donc avec l'espace. Privé – on change de pièce, on domine dans la cuisine, le salon ou la chambre, ou public – au restaurant, dans une soirée, la personne soumise peut porter sous ses vêtements, en toute discrétion, un signe, un objet qui rappelle aux deux protagonistes la "situation". Et un mot glissé au creux de l'oreille, par exemple : "je sais que tu es mon esclave" ou "tout à l'heure, je vais te faire ramper", met les deux au comble de l'excitation. Et si la fatigue saisit les partenaires une fois revenus chez eux, ils auront quand même pratiqué la DS, de manière purement intellectuelle…

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